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Anouar Brahem
Entre Anouar Brahem et le Cully Jazz Festival, il y a comme un pacte. Depuis plus de dix ans, lorsque le « maître enchanteur » de l’oud tunisien crée un nouveau projet, il souhaite le présenter à son fidèle public de Cully, et le festival l’accueille les bras ouverts. Après s’être produit les deux dernière fois dans le cadre intimiste du Next Step, il choisit cette fois le Chapiteau pour « The Astounding Eyes of Rita », son nouveau répertoire, une référence à la poésie de l’écrivain palestinien Mahmoud Darwish à qui le disque est dédié. Notons qu’il s’accompagne pour la première fois d’une basse électrique, tenue par un suisse, le bernois Björn Meyer, que nous avons pu découvrir aux côté de Nick Bärtsch. Pour celui qui ne connaît pas encore Anouar Brahem, notons qu’il est édité par le célèbre label ECM (8 albums), qu’il y a collaboré avec Richard Galliano, Jan Garbarek, Manu Katché ou Dave Holland et qu’il est également le compositeur de musiques de films et de théâtre (pour Maurice Béjart ou Casta Gavras, entre autres).
Sa musique au caractère novateur et éclectique est imprégnée tout à la fois de ses héritages méditerranéens, africains et extrêmes-orientaux. Selon lui, sa musique, entremêlée de ses différentes rencontres et inspirations, serait comme « un arbre qui, tout en s’élevant du sol et en élargissant son espace, continue à développer et à approfondir ses racines ». Subtile, spirituelle, aux reflets orientaux et traditionnels, elle est tout simplement poétique et envoûtante. Avis aux mélomanes en quête de dépaysement…
